En vue d'opérer dans l'espace, des radiologues testent une intervention en apesanteur

2026-03-23    HaiPress

L'A310 Zéro-G de Novespace est un avion qui permet de faire des vols paraboliques. (illustration) (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Pour la première fois,des radiologues ont mené des interventions en apesanteur. Une dizaine de médecins de la Société française de radiologie testent des opérations depuis mardi 17 mars,dans un avion spécial piloté par Thomas Pesquet. Sous la houlette du Cnes,le Centre national d'études spatiales,ils pratiquent pendant trois jours des drainages comme s'ils étaient dans une station spatiale. Leur but : sauver des astronautes qui tomberaient malades en mission.

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"C'est une expérience exceptionnelle,commente le professeur Vincent Vidal dès sa sortie de l'avion sur le tarmac de l'aéroport de Bordeaux Mérignac,dans le sens où c'est une sensation que vous ne pouvez vivre nulle part,à part dans l'espace ou au cours de ce vol. On n'a plus l'impression d'avoir un corps en fait".

Le chef du service radiologie de l'hôpital de la Timone à Marseille a embarqué dans l'A310 piloté par l'astronaute Thomas Pesquet. Lors du vol parabolique,l'avion monte très rapidement puis redescend très vite et lorsqu'il se trouve au sommet de la boucle,tout le monde flotte pendant une vingtaine de secondes. Alors que l'opération se répète plusieurs fois,pour éviter la nausée,les passagers prennent un médicament car il faut que les radiologues puissent travailler sans être malades.

"Hyper encourageant"

"On se rend compte qu'on travaille très facilement en apesanteur,souligne le professeur Vidal. On a quelques petites pertes de repères,mais je pense que c'est vraiment quelque chose qui doit revenir rapidement. Ça nous conforte dans le fait de dire que,finalement,quelqu'un qui n'est pas formé peut faire ce type de geste". Le radiologue a testé le drainage d'un rein,avec son confrère Julien Frandon,radiologue interventionnel au CHU de Nîmes. Au cours du vol,le rein a été matérialisé par un ballon d'eau enrobé de gelée et l'expérience guidée par échographie,afin d'être très précis et de ne laisser aucun liquide ni aucun instrument s'échapper.

Le résultat est bluffant : "On n'a pas eu de difficulté particulière pour réaliser ce geste,c'est hyper encourageant pour la suite. Les astronautes qui sont des ingénieurs de pointe pourront le faire et donc potentiellement,ils pourront guérir un des astronautes s'ils étaient amenés à faire une infection urinaire. C'est très positif",assurent les médecins.

Avant d'aller dans l'espace,ce set de drainage et son mode d'emploi vont servir aux scientifiques de la base Concordia en Antarctique où les équipes des Terres australes françaises,les Taaf,sont isolées pendant six mois sans avoir accès à un hôpital.

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